Former une phrase interrogative
Il n’existe pas une seule manière de poser une question en français. On peut garder l’ordre normal des mots, ajouter « est-ce que », ou inverser le sujet et le verbe.
Trois constructions centrales
Intonation
On garde la phrase affirmative et on monte la voix. À l’écrit, on ajoute un point d’interrogation.
C’est la forme la plus courante à l’oral. Elle est naturelle, un peu familière à l’écrit.
Tu viens ?
est-ce que
On place « est-ce que » devant la phrase, puis le point d’interrogation.
Devant une voyelle, on élide : « Est-ce qu'il pleut ? » « Est-ce qu'elle a faim ? »
Cette construction est claire, soignée et facile à former. Ce n’est pas la seule façon de transformer une phrase en question.
Est-ce que tu viens ?
Inversion
Le verbe passe avant le pronom, avec un trait d’union.
Cette forme est plus soutenue. On l’entend dans les questions écrites soignées, les consignes, certains dialogues.
Viens-tu ?
Sujet nominal et -t- euphonique
Si le sujet est un nom, l’inversion reprend souvent le sujet avec un pronom : « Léa vient-elle ? »
Quand le verbe se termine par une voyelle et que le pronom commence par une voyelle, on ajoute parfois -t- pour l’euphonie : « Va-t-il venir ? » « A-t-elle faim ? »
Les mots interrogatifs
Où, quand, pourquoi, comment, qui, que s’ajoutent aux mêmes constructions :
Où vas-tu ?
Quand est-ce qu'il arrive ?
Pourquoi tu pars ? (oral, assez courant)
Pourquoi pars-tu ? (plus soigné à l’écrit)
Exemples
Tu viens ?
Est-ce que tu viens ?
Viens-tu ?
Léa vient-elle ?
Va-t-il venir ?
Où vas-tu ?
Quand est-ce qu'il arrive ?
Pourquoi tu pars ?